mercredi 8 juillet 2015

Votre aide jusqu'au 10 juillet : pour la modification du Plan local d'urbanisme

Bonjour à tous et toutes, mobilisé-e-s pour l'école publique !

Depuis le 9 juin et jusqu'au 10 juillet, dans toutes les mairies d'arrondissement, se déroule une enquête publique visant à modifier le Plan local d'urbanisme (PLU) de Paris.

Pourquoi est-il important que les parents et habitants parisiens se mobilisent en masse au sujet de cette enquête publique ?
Le PLU, c'est le document qui définit si la Ville peut faire un jardin ici, du logement social là ou un équipement public (comme une école) à tel endroit.
Il n'est révisé que tous les 4 ou 5 ans. Pour cela, la Ville doit prouver que ce qu'elle propose est "d'utilité publique". Elle organise donc une enquête publique en ce sens, bordée par un-e commissaire enquêt-eur-rice.
Nous y sommes, en ce moment même... et nous n'avons plus que jusqu'au vendredi 10 juillet pour nous mobiliser un maximum.

Mais pour quoi faire?
Qui dit enquête publique, dit avis du public. Et le public, c'est nous, vous, toi, moi !
Donc, pour ce qui nous concerne, parents d'élèves, nous voulons :
- des classes moins chargées (25 enfants maximum et 20 en Éducation prioritaire)
des cours de récréation plus grandes
des cantines plus grandes
des locaux d'activités périscolaire dédiés
des écoles à taille humaine (500 enfants comme dans certaines de nos écoles, c'est trop non ?)
- ...

Il faut donc, pour cela, construire des locaux scolaires et périscolaires.
Et pour les construire, faut-il encore qu'on ait réservé leurs emplacements au PLU sinon... c'est simple, on nous dira qu'il n'y a pas la place pour d'autres écoles, et nos salles de classes, nos cours de récréation... seront éternellement trop petites.
Dans de nombreux arrondissements, les emprises où construire des locaux scolaires sont rares. Veillons donc à faire prendre en compte nos intérêts par la Ville, qui doit avoir un véritable plan ambitieux et concret pour l’Éducation et non se contenter de belles paroles. Si on rate le coche maintenant, après ce sera des écoles sur les toits des tours... comme au Japon !

Construire des écoles, est-ce vraiment nécessaire ?
Ce n'est pas parce que le pouvoir en place ne le prévoit pas que nous ne devons pas avoir des revendications.
Nous avons fait le compte dans le 14e par exemple : avec un objectif de 25 enfants par classe maximum (et 20 en EP) et compte-tenu du seul nombre de classes disponibles actuellement (sans regarder les capacités des cours de récréations, des cantines...) il nous manque déjà trois écoles et dans deux ans il en faudrait au moins deux de plus pour absorber les nouveaux arrivants (1679 nouveaux logements seront livrés) : rien n'est prévu à l'heure actuelle. Cela veut dire, à coup sûr, des classes à plus de 30 partout et à plus de 25 en EP! Inacceptable !
De plus, nos écoles vétustes doivent pour la plupart être rénovées (isolation, étanchéité, chauffage...) pour satisfaire tant au plan climat de la Ville qu'aux règlementations plus contraignantes qui vont apparaître suite à la COP 21 et qu'aux normes d'accessibilité aux personnes porteuses de handicaps.
Certaines peuvent/devraient être surélevées pour créer des salles supplémentaires pour le périscolaire. Pour cela, certaines devront fermer. Si des écoles nouvelles peuvent accueillir enfants et professeur-e-s pendant des opérations "tiroir", les travaux pourront se faire. Sinon, nous verrons ces travaux à jamais reportés.
Aujourd'hui on se bagarre pour plus de profs. On est loin d'avoir gagné. Mais cela ne doit pas nous éloigner de l'objectif de classes moins chargées. Et si l'on gagne un jour sur les postes à Paris, il faudra bien ouvrir des classes... et il faut donc le prévoir dès maintenant. Car on ne détruira pas des bureaux pour y mettre une école!

Et ça marche?
L'expérience a montré que plus il y a de remarques allant dans le même sens, plus le ou la commissaire enquêt-eur-rice va donner un avis reprenant les demandes des habitant-e-s : cela peut aller jusqu'à un avis négatif au projet de la Ville en arguant que les besoins des habitant-e-s n'ont pas été suffisamment pris en compte dans le projet de PLU de la Ville, cela s'est déjà vu par le passé.
Vous, toi, moi, nous avons donc un véritable pouvoir sur ce sujet, ne laissons pas passer les échéances, mobilisons-nous et mobilisons autour de nous pour exiger de la Ville une véritable ambition pour l’École afin qu'on ne nous dise pas un jour qu'on ne peut pas ouvrir une classe... parce qu'il n'y a pas de salle de classe disponible (et d'entasser nos gosses à 32, 33, 34 ou plus par classe) !
Pour l'instant, cette enquête publique est peu médiatisée et il y a peu de remarques sur les registres d'enquête publique. Cela veut dire que si nous sommes nombreu-x-ses à aller inscrire nos demandes, proportionnellement, elles seront les plus nombreuses de l'enquête publique : les commissaires-enquêt-eur-rice-s en tiendront donc forcément compte dans leur avis final.

Comment faire?
Allez en mairie, demandez directement le registre d'enquête publique et inscrivez vos demandes : il n'est pas nécessaire d'être urbaniste ni de connaître les règlements ou les numérotations cadastrales, dites simplement que pour avoir des classes moins chargées, des écoles moins bourrées, des enseignements de qualité... il faut prévoir de construire des locaux scolaires et périscolaires (il n'est pas nécessaire de perdre du temps à lire les documents car il faut au moins une journée entière... à condition d'être au fait de la chose urbanistique).
Vous pouvez vous inspirer des écrits de l'UL14 FCPE en PJ.

Et, jusqu'au 10 juillet, motivez un maximum de parents pour aller à la mairie faire comme vous !

Merci à tous et toutes,

Les parents mobilisés pour une meilleure école publique

dimanche 5 juillet 2015

Mise à jour de la pétition Alain-Fournier

Nous avons une 6ème classe !!!

Parents d'élèves d'Alain Fournier
5 juil. 2015 — VICTOIRE !!!! L'ouverture de poste a été obtenue et l'accueil des moins de 3 ans va être à nouveau possible à Alain Fournier (16 enfants sont déjà inscrits en TPS).
Il faudra rester vigilants dans nos quartiers prioritaires où tous les dispositifs prévus ne sont pas mis en place : une seule TPS (très petite section) et seulement 2 dispositifs "plus de maitres que de classes" sur 5 écoles .
D'autres part, des écoles qui ont subi une fermeture risquent d'avoir des effectifs très compliqués à la rentrée.
Suivez l'information sur :
http://www.mobilisationecolesparis14.blogspot.fr/
MERCI DE VOTRE SOUTIEN
Les parents élus

mardi 30 juin 2015

Ne pas relacher la pression...

La Mairie du 14e arrondissement mène actuellement une enquête publique sur la modification du PLU (Plan Local d'Urbanisme) jusqu'au 10 juillet.

Nous pensons qu'il est important de profiter de ce projet pour continuer d'appuyer les demandes d'ouvertures de classes et d'écoles !

Toutes les personnes prêtes à se mobiliser sont invitées à se déplacer et à relayer cette demande sur les registres mis à la disposition des citoyens, au bureau 119 (1er étage) de 8h30 à 17h00 les lundis, mardis, mercredis et vendredis - 19h30 les jeudis. 

En outre, le commissaire enquêteur tiendra une permanence le jeudi 9 juillet de 16h30 à 19h30.




N'hésitez pas à en prendre connaissance pour mieux répondre à d'éventuelles questions. Vous pouvez aussi le diffuser auprès de vos contacts.

samedi 27 juin 2015

Carte scolaire : l’austérité confirmée en CDEN, par le snuipp.fr

Lien de l'article du snuipp ici

Contre les suppressions de postes, pour une dotation ministérielle à la hauteur ! Pour une réelle transformation de l’école et la réussite de tous !



Quand le silence de l’administration vaut mépris
Le SNUipp-FSU a commencé le CDEN en dénonçant l’absence de réponse de l’académie aux demandes refusées de « plus de maîtres que de classe », de très petite section et de dérogation aux rythmes scolaires lors du CDEN du 10 avril. Ce silence de l’administration quand au refus de projet que les équipes ont passé des heures à travailler est inacceptable. Face à cette interpellation, peu de réponse de l’académie… à part qu’un courrier partira d’ici peu. Mépris du Ministère également quand ce dernier ne prend pas la peine de donner suite et de répondre au vœu voté à l’unanimité en CDEN au mois d’avril, ni de répondre à l’audience au Ministère le 27 mai.
Enfin, le SNUipp-FSU a dénoncé l’attitude de certain-es ICC qui ont eu des demandes exorbitantes quant aux remontées des effectifs ou se sont permis de tronquer à la baisse les chiffres transmis par les écoles.

80 fermetures de classe pour seulement 37 ouvertures
Après le CDEN d’aujourd’hui, l’académie a arrêté 80 fermetures de classe contre seulement 37 ouvertures, aucune création de poste de Rased, aucune création de poste de remplaçant (alors que l’académie emploie actuellement 41 contractuels !) et seulement 5 postes de « Plus de maitres que de classe » et 1 TPS.
Loin de transformer l’école et de réparer les dégâts des politiques de suppressions de postes passées, le Ministère reprend les attaques des années Sarkozy en imposant une nouvelle cure d’austérité. Pour mémoire, entre 2007 et 2012, l’académie avait perdu 153 postes … et avait récupéré depuis seulement 82 postes.
L’académie s’était engagée à rouvrir les classes dans les écoles où les effectifs seraient passés au-dessus du seuil de fermeture retenu en avril. Si elle a respecté cet engagement pour certaines écoles, le SNUipp-FSU a dénoncé le fait que toutes les écoles n’aient pas été traitées à la même enseigne puisque des écoles qui dépassaient ce seuil n’ont pas vu la fermeture les touchant annulée.

A la fin du CDEN, l’académie est revenue sur cinq fermetures dans les écoles Mat Nordman (13ème), Poly 69 rue de l’Ouest (14ème), Poly Frères Voisins (15ème), mat 41 Tanger (19ème), Elem Tourtille (20ème)
Remplacement : des fermetures de postes en vue à la rentrée. 
Toutes les écoles parisiennes le savent, la situation des non remplacements devient intenable. Les remplacements courts ne sont quasiment plus assurés, certains remplacements longs également. Pour faire face à l’urgence, l’académie a recruté 41 contractuels, une première à Paris depuis plus de 20 ans. Il n’est pas acceptable que les élèves perdent des dizaines de journées d’apprentissage, il n’est pas acceptable que les enseignant-es et les élèves travaillent de manière régulière avec des élèves en fond de classe. Il n’est pas admissible que l’académie de Paris s’enfonce dans une formation continue quasi-inexistante faute de moyen de remplacement. Selon une enquête du SNUipp-FSU menée il y a deux ans sur le nombre de journées de stage offertes, l’académie était classée dernière de France. Il ne reste plus aucun poste à l’académie pour ouvrir les classes nécessaires en septembre. Pour compenser ces ouvertures, elle devra fermer des postes de remplaçants si le Ministère n’octroie pas à l’académie une dotation supplémentaire.

Pour le SNUipp-FSU, l’école publique à Paris mérite des créations de poste à la hauteur des besoins !
Pas question de se résigner, la réussite de tous les élèves nécessite une toute autre dotation ministérielle ! D’autant que le retrait des 29 postes serait un prélude à de nouvelles suppressions de postes pour la rentrée 2016 puisque le Ministère a annoncé que le retrait des postes aux académies considérées par les autorités comme favorisées serait progressif. Le SNUipp-FSU continue de revendiquer l’annulation de la suppression des 29 postes et d’exiger des moyens à la hauteur des besoins des écoles parisiennes : - Qu’elles soient en REP ou non, les effectifs de toutes les écoles doivent baisser : 25 hors REP et 20 en REP. Il n’est pas question de déshabiller les uns pour habiller les autres ! - Les élèves parisiens doivent bénéficier de Rased complets sur tout le territoire. - Les enseignant-es absents doivent être remplacés et les possibilités de formation continue doivent être largement augmentées. Pour cela, il est indispensable de recréer des brigades de remplacement.
Le SNUipp-FSU a déposé un vœu en CDEN revendiquant l’annulation des 29 suppressions de poste et revendiquant une dotation ministérielle à la hauteur des besoins. Ce vœu a été adopté par l’ensemble des organisations syndicales, des représentant-es de parents d’élèves et des élus municipaux (sauf les deux représentant-es du Snudi-FO qui se sont abstenus).
Plus de 250 enseignant-es et parents d’élèves étaient rassemblés devant le rectorat, le combat n’est pas terminé et devra reprendre à la rentrée !

Vœu déposé par le SNUipp-FSU Paris : 
« Une nouvelle fois, les membres du CDEN réunis ce jour constatent que les conditions de scolarisation des élèves parisiens telles que présentées, ne peuvent pas satisfaire un enseignement et un apprentissage permettant la réussite de tous les élèves. Ils déplorent que le Ministère de l’Education Nationale n’ait donné aucune suite au voeu adopté à l’unanimité le 10 avril, pas plus qu’à l’audience réunissant l’ensemble des organisations syndicales et les représentant-es des parents d’élèves de la FCPE.
A ce jour, l’académie embauche au moins 41 personnels contractuels dans un cadre précaire et sans formation, les remplacements courts ne sont plus effectués et un grand nombre de remplacements longs ne sont pas assurés. La formation continue des enseignant-es est réduite à portion congrue. Dans ce contexte, il est inacceptable qu’aucun poste de remplaçant ne soit créé. Les postes de RASED ne sont toujours pas abondés à la hauteur nécessaire, laissant un nombre important d’élèves en grande difficulté de côté. Enfin la suppression de 80 classes pour seulement 37 ouvertures de classes conduira à une montée des effectifs. Nous rappelons que des effectifs par classe de 20 en REP et de 25 hors éducation prioritaire sont des objectifs vers lesquels il faut tendre pour la réussite de tous les élèves. Enfin, les priorités ministérielles stagnent au stade de l’affichage.
C’est bien le retrait de 29 postes aux écoles parisiennes qui est la cause de cette attaque contre l’école publique à Paris. Le CDEN de Paris exige donc une nouvelle fois du Ministère de l’Éducation Nationale une dotation budgétaire à la hauteur des besoins des écoles parisiennes pour la rentrée 2015. »

Liste des mesures pour la rentrée prochaine : 

37 ouvertures de classes :

  • classes maternelles : EP rue Vaucanson (3ème), 16 bd Carnot (12ème), 17 rue Louise Bourgeois (13ème), EM 8 rue Ricaut (13ème), 5 rue Yeo Thomas (13ème), 9 Square A Fournier (14ème), 99 rue Olivier de Serres (15ème), 14 rue B Buffet (17ème), 34 rue Manin (19ème), 11 rue G Thill (19ème), 47 rue Armand Carrel (19ème), 68 rue Vitruve (20ème).
  • classes élémentaires : EE rue du Renard (4ème), 12-15 rue Monceau (8ème), EP 10 rue E Varlin (10ème), 39 rue de l’Aqueduc (10ème), EE 49bis rue Louis Blanc (10ème), 3 rue de Belzunce (10ème), 4 rue Bignon (12ème), 10 avenue de Lamoricière (12ème), 17 rue Louise Bourgeois (13ème), 173 rue du château des Rentiers (13ème), Louise Bourgeois (13ème), 7 avenue M d’Ocagne (14ème), 33bis rue Miollis (15ème), 195 rue St Charles (15ème), 28 rue Dombasle (15ème), ), Dombasle (15ème), 112 Bd Berthier (17ème), 42 rue des Epinettes (17ème), rue Cesbron (17ème), 14 rue Simplon (18ème), 118 Bd Mac Donald (19ème), 12 rue Alquier Debrousse (20ème)

80 fermetures de classes :

  • classes maternelles  : 6 rue P Dubois (3ème), 5 rue Brantôme (3ème), 18 rue Poulletier (4ème), 29 rue Mouffetard (5ème), 23 rue Cujas (5ème), 16 rue St Benoit (6ème), 28 av Rapp (7ème), 16 rue Roquepine (8ème), 22 rue Rochechouart (9ème), 12 rue Clauzel (9ème), 68-70 rue de Rochechouart (9ème), 11 rue L Schwartzenberg (9ème), 3 rue Belzunce (10ème), 18 rue de l’Hopital St Louis (10ème),EM rue de l’Aqueduc (10ème), 155 av Parmentier (10ème), 4 Cité Souzy (11ème), 70 av Daumesnil (12ème), 20 rue Patay (13ème), 40 rue Vandrezanne (13ème), 8 rue Balanchine (13ème), 23 rue Jacquier (14ème), 11 rue Jean Dolent (14ème), 13 av Sibelle (14ème), 20 rue de la Fédération (15ème), 9 rue Varet (15ème), 34 rue O de Serres (15ème), Felix Faure (15ème), 162 Bd Murat (16ème), 27 rue du Parc des Princes (16ème), 15bis rue Saint Didier (16ème), 56 rue Boissières (17ème), 4 rue L Vierne (17ème), 56 rue Bayen (17ème), 21 rue André Brechet (17ème), 28 rue Cugnot (18ème), 53bis rue M Dormoy (18ème), 57 rue de la Goutte d’Or (18ème), 27 rue E Duployé (18ème), 1 Pl C Pecqueur (18ème), 1 rue de la Palestine (19ème), 58 rue Archereau (19ème), 15 rue de Tanger (19ème), 28 rue d’Aubervilliers (19ème), 36 rue Archereau (19ème), 118 Bd Mac Donald (19ème), 2 rue Goubet (19ème), 39 rue de Tourtille (20ème), 32 rue Pali-Kao (20ème).
  • classes élémentaires : 28 rue Cambon (1er), 6 rue Vaucanson (3ème), 1 rue du Gal Camou (7ème), 27 rue Las Cases (7ème), 10 avenue de la Motte Piquet (7ème), 10 rue Paul Baudry (8ème), élem A 98 avenue de la République (11ème), 8 rue Charles Baudelaire (12ème), 37 rue du Château des Rentiers (13ème), 8 rue Kuss (13ème), 21 rue Primo Levi (13ème), EE 40 rue Jenner (13ème), 5 rue Prisse d’Avennes (14ème), 27 rue Olivier de Serres (15ème), 50 rue Gutenberg (15ème), elem A 10 rue St Lambert (15ème), 8 rue Chernoviz (16ème), 10 rue des Bauches (16ème), 49 rue Legendre (17ème), 2 rue de la Guadeloupe (18ème), 105bis rue de l’Ourcq A (19ème), 105bis rue de l’Ourcq B (19ème), 41 rue de Tanger (19ème), 17 rue C Magny (19ème), 7 rue Barbanègre A (19ème), 7 rue Barbanègre B (19ème), 7 rue du Général Brunet (19ème), 132 rue d’Aubervilliers (19ème), 10 rue Le Vau (20ème), 104 rue de Belleville (20ème), 1 rue Levert (20ème), 51 rue Ramponneau (20ème).
REP +  : création de 10 postes pour remplacer les enseignants bénéficiant de décharge de service.
5 postes de « Plus de maîtres que de classes »  : 8 rue Maurice Rouvier (14ème), EEA 41 rue de Tanger (19ème), 105bis rue de l’Ourcq A (19ème), 105bis rue de l’Ourcq B (19ème), 16 rue E Cotton (19ème).
1 poste de TPS : EM 39 rue de Tourtille (20ème).

vendredi 26 juin 2015

[ul_14] Compte rendu du CDEN du 25 juin 2015 : les mesures, les positions de la FCPE75 et les images de la mobilisation

Compte rendu du CDEN du 25 juin 2015
CdP disponible a télécharger ici.


La FCPE 75 a, dès l’ouverture du CDEN, manifesté son profond désaccord avec l’exercice proposé ce 25 juin : discuter d’ajustements partiels avec une enveloppe fermée et négative pour les postes, à partir de chiffres d’effectifs tardivement transmis et non consolidés pour l’ensemble des écoles parisiennes. 

La FCPE a rappelé la mobilisation solidaire, soutenue et continue depuis des mois des parents d’élèves, des équipes enseignantes et des élus parisiens dans la plupart des arrondissements parisiens. Avec un niveau d’exaspération profond qui correspond à l’immense inquiétude de tous les acteurs concernant les conditions réelles d’enseignement et d’apprentissage pour l’an prochain. Comment interpréter sinon la présence inédite le matin même du CDEN, devant le Rectorat, de près  de 300 manifestants qui ont fini par s’allonger sur la chaussée, bloquant l’avenue Gambetta, pour condamner symboliquement la façon dont l’éducation est mise à terre à Paris ?
La FCPE 75 a plusieurs fois rappelé la nécessité d’établir une carte scolaire  pour la rentrée 2015 conforme aux besoins réels des écoles sur un territoire parisien extrêmement contrasté socialement, et cela dans une vraie logique de réparation puisque, rappelons-le, entre 2007 et 2012, l’académie de Paris a perdu 153 postes mais n’en a récupéré depuis que 82.
En séance, la FCPE 75 a présenté, arrondissement par arrondissement, et sur chaque problématique, l’ensemble des alertes remontées par les parents élus et adhérents parisiens. Plusieurs administrateurs ont également accompagnés des délégations reçues par les équipes académiques en marge du CDEN.

La FCPE 75, qui a voté contre la carte scolaire, a fermement condamné la coupable cécité du Ministère qui, refusant de débloquer les postes nécessaires pour les écoles, les RASED, les remplacements, met en place toutes les conditions d’une rentrée et d’une année scolaire 2015-2016 extrêmement difficiles.

Puisque la proposition finale de carte scolaire entérine en effet : 
- 80 fermetures de classe pour seulement 37 ouvertures avec 5 fermetures évitées de justesse [Mater Nordman 13e, Polyv 69 rue de l’Ouest 147e, Polyv Frères Voisins 15e, Mater 41 Tanger 19e, Elem Tourtille 20e ] mais en « siphonnant » complètement la minuscule « réserve académique » de 5 postes, initialement prévus pour les ajustements de rentrée !
- 5 écoles ont été mises sous « observation particulière » (Elem 40 Diderot 12e, Polyv Balanchine 13e, Mater Pichon 13e, Mater Varet 15e, Mater Colette Magny 19e] avec engagement de l’Académie d’ouvrir les classes à la rentrée si les effectifs se confirment. Mais ce sont en réalité près de 12 alertes que les parents, enseignants et élus ont conjointement établi, ce qui veut dire qu’ à la rentrée il faudra au moins ouvrir dans 10 écoles… Mais avec quels postes ? Si le Ministère ne décide pas pendant l’été d’une dotation budgétaire complémentaire visant à accorder plus de postes d’enseignants pour Paris, il faudra « ponctionner » ces enseignants sur les postes de remplaçants ! Finissant ainsi d’assécher les déjà ridicules effectifs de ZIL (pour les congés courts) et de brigades (pour les congés longs).
- Aucun poste de remplaçant n’est créé malgré une situation intenable, pire encore cette année que l’an passé. Pour information, l’académie a recruté en urgence cette année 41 contractuels : du jamais vu depuis 20 ans selon les syndicats ! Et 18 contractuels ont été recrutés pour la période allant du 8 juin au 8 juillet : confirmation, s’il en fallait, que les problèmes de remplacement ne sont donc pas conjoncturels (liés aux maladies hivernales) mais bel et bien structurels : il n’y a pas assez de remplaçants courtes ou longues durées dans les circonscriptions parisiennes.
- Seulement 5 postes de « Plus de maîtres que de classe » et 1 TPS pour la scolarisation des moins de 3 ans ont été créés : les nouveaux dispositifs de la Refondation ne sont donc pas déployés par le Ministère dans l’Académie de Paris.
- Aucun poste RASED. 

Voici le résultat du vote sur la carte scolaire : 5 abstentions, 15 non.
Au final, la liste des mesures pour la rentrée prochaine est la suivante :
37 ouvertures de classes :
  • classes maternelles : EP rue Vaucanson (3ème), 16 bd Carnot (12ème), 17 rue Louise Bourgeois (13ème), EM 8 rue Ricaut (13ème), 5 rue Yeo Thomas (13ème), 9 Square A Fournier (14ème), 99 rue Olivier de Serres (15ème), 14 rue B Buffet (17ème), 34 rue Manin (19ème), 11 rue G Thill (19ème), 47 rue Armand Carrel (19ème), 68 rue Vitruve (20ème).
  • classes élémentaires : EE rue du Renard (4ème), 12-15 rue Monceau (8ème), EP 10 rue E Varlin (10ème), 39 rue de l’Aqueduc (10ème), EE 49bis rue Louis Blanc (10ème), 3 rue de Belzunce (10ème), 4 rue Bignon (12ème), 10 avenue de Lamoricière (12ème), 17 rue Louise Bourgeois (13ème), 173 rue du château des Rentiers (13ème), Louise Bourgeois (13ème), 7 avenue M d’Ocagne (14ème), 33bis rue Miollis (15ème), 195 rue St Charles (15ème), 28 rue Dombasle (15ème), ), Dombasle (15ème), 112 Bd Berthier (17ème), 42 rue des Epinettes (17ème), rue Cesbron (17ème), 14 rue Simplon (18ème), 118 Bd Mac Donald (19ème), 12 rue Alquier Debrousse (20ème)
80 fermetures de classes :
  • classes maternelles  : 6 rue P Dubois (3ème), 5 rue Brantôme (3ème), 18 rue Poulletier (4ème), 29 rue Mouffetard (5ème), 23 rue Cujas (5ème), 16 rue St Benoit (6ème), 28 av Rapp (7ème), 16 rue Roquepine (8ème), 22 rue Rochechouart (9ème), 12 rue Clauzel (9ème), 68-70 rue de Rochechouart (9ème), 11 rue L Schwartzenberg (9ème), 3 rue Belzunce (10ème), 18 rue de l’Hopital St Louis (10ème),EM rue de l’Aqueduc (10ème), 155 av Parmentier (10ème), 4 Cité Souzy (11ème), 70 av Daumesnil (12ème), 20 rue Patay (13ème), 40 rue Vandrezanne (13ème), 8 rue Balanchine (13ème), 23 rue Jacquier (14ème), 11 rue Jean Dolent (14ème), 13 av Sibelle (14ème), 20 rue de la Fédération (15ème), 9 rue Varet (15ème), 34 rue O de Serres (15ème), Felix Faure (15ème), 162 Bd Murat (16ème), 27 rue du Parc des Princes (16ème), 15bis rue Saint Didier (16ème), 56 rue Boissières (17ème), 4 rue L Vierne (17ème), 56 rue Bayen (17ème), 21 rue André Brechet (17ème), 28 rue Cugnot (18ème), 53bis rue M Dormoy (18ème), 57 rue de la Goutte d’Or (18ème), 27 rue E Duployé (18ème), 1 Pl C Pecqueur (18ème), 1 rue de la Palestine (19ème), 58 rue Archereau (19ème), 15 rue de Tanger (19ème), 28 rue d’Aubervilliers (19ème), 36 rue Archereau (19ème), 118 Bd Mac Donald (19ème), 2 rue Goubet (19ème), 39 rue de Tourtille (20ème), 32 rue Pali-Kao (20ème).
  • classes élémentaires : 28 rue Cambon (1er), 6 rue Vaucanson (3ème), 1 rue du Gal Camou (7ème), 27 rue Las Cases (7ème), 10 avenue de la Motte Piquet (7ème), 10 rue Paul Baudry (8ème), élem A 98 avenue de la République (11ème), 8 rue Charles Baudelaire (12ème), 37 rue du Château des Rentiers (13ème), 8 rue Kuss (13ème), 21 rue Primo Levi (13ème), EE 40 rue Jenner (13ème), 5 rue Prisse d’Avennes (14ème), 27 rue Olivier de Serres (15ème), 50 rue Gutenberg (15ème), elem A 10 rue St Lambert (15ème), 8 rue Chernoviz (16ème), 10 rue des Bauches (16ème), 49 rue Legendre (17ème), 2 rue de la Guadeloupe (18ème), 105bis rue de l’Ourcq A (19ème), 105bis rue de l’Ourcq B (19ème), 41 rue de Tanger (19ème), 17 rue C Magny (19ème), 7 rue Barbanègre A (19ème), 7 rue Barbanègre B (19ème), 7 rue du Général Brunet (19ème), 132 rue d’Aubervilliers (19ème), 10 rue Le Vau (20ème), 104 rue de Belleville (20ème), 1 rue Levert (20ème), 51 rue Ramponneau (20ème).

La FCPE 75 a voté le vœu présenté par le SNUipp-FSU Paris qui reprenait pour ce CDEN les éléments du vœu présenté par la FCPE 75 lors du CDEN du 10 avril 2015.
« Une nouvelle fois, les membres du CDEN réunis ce jour constatent que les conditions de scolarisation des élèves parisiens telles que présentées, ne peuvent pas satisfaire un enseignement et un apprentissage permettant la réussite de tous les élèves. Ils déplorent que le Ministère de l’Education Nationale n’ait donné aucune suite au voeu adopté à l’unanimité le 10 avril, pas plus qu’à l’audience réunissant l’ensemble des organisations syndicales et les représentant-es des parents d’élèves de la FCPE.
A ce jour, l’académie embauche au moins 41 personnels contractuels dans un cadre précaire et sans formation, les remplacements courts ne sont plus effectués et un grand nombre de remplacements longs ne sont pas assurés. La formation continue des enseignant-es est réduite à portion congrue. Dans ce contexte, il est inacceptable qu’aucun poste de remplaçant ne soit créé. Les postes de RASED ne sont toujours pas abondés à la hauteur nécessaire, laissant un nombre important d’élèves en grande difficulté de côté. Enfin la suppression de 80 classes pour seulement 37 ouvertures de classes conduira à une montée des effectifs. Nous rappelons que des effectifs par classe de 20 en REP et de 25 hors éducation prioritaire sont des objectifs vers lesquels il faut tendre pour la réussite de tous les élèves. Enfin, les priorités ministérielles stagnent au stade de l’affichage.
C’est bien le retrait de 29 postes aux écoles parisiennes qui est la cause de cette attaque contre l’école publique à Paris. Le CDEN de Paris exige donc une nouvelle fois du Ministère de l’Éducation Nationale une dotation budgétaire à la hauteur des besoins des écoles parisiennes pour la rentrée 2015. »
Voici le résultat du vote sur la motion SNUipp-FSU Paris : 4 abstentions, 13 oui.

La FCPE 75 a présenté une motion sur les classes ULIS, suite à de nombreuses difficultés remontées par les parents sur les affectations en ULIS pour la rentrée 2015. 
« NON A L’INTERRUPTION PROGRAMMEE DE LA SCOLARITE DES ENFANTS EN SITUATION DE HANDICAP. POUR L’OUVERTURE D’ULIS EN NOMBRE SUFFISANT.
Depuis une semaine, plusieurs dizaines d’enfants en situation de handicap disposant d’une orientation en ULIS par la MDPH voient leur chance de poursuivre leur scolarité dans des conditions adaptées réduites à néant.
L’Académie se déclare en effet subitement dans l’incapacité d’ouvrir suffisamment d’ULIS. Alors même qu’elle pouvait tout à fait quantifier le nombre de places nécessaires dès les mois de mars, en pleine préparation de la carte scolaire pour la rentrée prochaine.
Dans ces conditions, l’absence d’anticipation sur les besoins des enfants en situation de handicap revient à mettre sur la touche une des populations les plus vulnérables.
Les membres du CDEN demandent que l’Académie de Paris ouvre des ULIS en nombre suffisant, de manière à accueillir tous les enfants qui doivent en bénéficier. »
Voici le résultat du vote sur la motion FCPE Paris : 0 abstentions, 17 oui. Adoptée à l’unanimité. 

En fin de séance, la FCPE 75 s’est engagée à remobiliser l’ensemble des parents parisiens avant l’été et dès la pré-rentrée pour obtenir tous les moyens complémentaires nécessaires, d’une part, à la continuité du service public d’éducation à Paris et, d’autre part, au bon déroulement de la scolarité de chaque élève parisien, en EP ou HEP, en maternelle comme en élémentaire.
Voir la mobilisation en images en fin de document attaché !
Bonne lecture et le combat continue !
Isabelle Rocca
Vice-Présidente FCPE Paris
Responsable 1er degré